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LES CONFERENCES AUTOUR DE L’EXPOSITION MAGIE RELIGIEUSE ET POUVOIRS SORCIERS

LES CONFERENCES AUTOUR DE L’EXPOSITION MAGIE RELIGIEUSE ET POUVOIRS SORCIERS
28 juillet 2020 DenisL

CYCLES DE TABLES RONDES ET CONFERENCES

Mars 2020 – février 2021

Autour de l’exposition « Magie religieuse et Pouvoirs sorciers, entre Rhin Supérieur et Afrique Vodou »

Entrée libre à toutes nos conférences, sur réservation dans le cadre des exigences sanitaires.

Port du masque obligatoire.


MAGIE ET SORCELLERIE : DÉFINITIONS DÉMONOLOGIQUES ET PRATIQUES RITUELLES POPULAIRES

Conférence : Mercredi 4 novembre à 19h30

Intervenante : Maryse Simon, historienne et chargée de cours à l’Université de Strasbourg

Cette conférence tentera d’explorer les frontières entre, d’une part, une conception savante du pouvoir magique inhérent à la religion et à la sorcellerie et, d’autre part, des rituels populaires faits d’idées, de gestes, de paroles et d’objets ou préparation magiques. Les sorciers et sorcières du monde rhénan des XVIème et XVIIème siècles sont-ils si différents de leurs homologues du vodou contemporain ?

(Photo : répliques de balais, coll M. Macchi, Ecomusée d’Alsace)

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MAGIE RELIGIEUSE ET POUVOIRS SORCIERS, LES COULISSES DE L’EXPOSITION

Conférence – Jeudi 19 novembre à 19h30

Intervenants :

Jean-Marie Husser : Professeur émérite d’histoire des religions à l’Université de Strasbourg 

Jean-Yves Anézo et Michael Mailfert : guides conférenciers et commissaires de l’exposition

En ouverture au cycle de conférences organisées par le Château Vodou dans le cadre de l’exposition temporaire « MAGIE RELIGIEUSE ET POUVOIRS SORCIERS, croyances et représentations de l’invisible, entre Rhin Supérieur et Afrique vodou », M. Jean-Marie Husser apportera un éclairage sur les notions de magie et de religion ainsi que leurs entrelacements. Michael Mailfert et Jean-Yves Anézo l’accompagneront pour présenter leurs recherches sur l’exposition et proposeront de s’arrêter sur les objets magiques qui ont retenu leur attention entre continent européen et africain. Découvrez le thème de la magie sous le prisme de deux espaces géographiques et culturels dont les différences ne sont qu’apparentes. 

(Photo : Schabmadonna, coll. Léser)

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« SORCELLERIE », RITES DE PROTECTION ET CONTRE MAGIE, ENTRE RHIN SUPERIEUR ET AFRIQUE VODOU

Table ronde – Jeudi 21 janvier à 19H30

Intervenants : Gérard Léser, Historien folkloriste, écrivain et conteur 

Jean-Yves Anézo et Michael Mailfert guides conférenciers et commissaires de l’exposition.

Le terme de « sorcellerie » est empli de connotations culturelles et de clichés.

En Afrique, associer le vodou aux pratiques sorcellaires est le résultat de plusieurs siècles d’une propagande soutenue par les premiers européens arrivés sur les côtes du golfe de Guinée, puis par les missionnaires chrétiens, et enfin par les auteurs de fictions avides de frissons et de spectaculaire. Les rapports que l’on entretien dans la pensée vodou avec la magie et la sorcellerie, étrangère aux notions de diable et de démons, n’ont rien à voir avec les à priori que nous connaissons.

Dans le Rhin Supérieur, le célèbre « geistliche Schild », le « bouclier  spirituel », mis à l’index par l’église catholique,  contient des prières pour toutes les  heures et les circonstances de la vie mais aussi quelques formules de  magie populaire. Il a été considéré comme un livre « sorcier », qui donnait à son propriétaire de grands pouvoirs.

Sur ces deux continents, que ce soit pour se protéger des actions malveillantes et maléfiques du diable, pour gérer les relations avec le mal, éviter le désordre, ou organiser le quotidien, des panoplies de rites de protections et de pratiques ont été développées. Tout un univers symbolique à découvrir.

(Photo : 6ème et 7ème livre de Moïse; coll Léser)

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HISTOIRE ET DEVENIR DES LIEUX DE CULTES VODOU DU SUD BÉNIN (XVIIème et XXIème siècle)

Conférence : jeudi 15 octobre à 20H

Intervenante : Dominique Juhé Beaulaton, historienne et directrice de recherche au CNRS

Au sud du Bénin, les principaux lieux de cultes vodou sont représentés par des arbres, des forêts, des sources ou des pierres qui abritent les divinités ou vodou de cette religion. Les rituels s’y déroulent à l’abri des regards, réservés aux initiés. Ces lieux sacralisés sont en principe respectés et leur accès contrôlé. Les récits de voyages des Européens qui ont résidé sur le littoral du Golfe de Guinée à partir du XVIè siècle mettent en évidence les enjeux de pouvoirs dont ils ont pu être l’objet et l’influence grandissante des églises chrétiennes depuis l’arrivée des missionnaires au XIXè siècle. Ceux-ci ont diabolisé les cultes vodou ce qui a eu des conséquences sur l’intégrité des sites sacrés. Les campagnes d’évangélisation, l’éducation scolaire assurée dans un premier temps par les missionnaires ont été largement soutenues par les autorités coloniales. Ces actions ont contribué à déséquilibrer les relations que les humains entretenaient avec leurs divinités, entraînant la désacralisation et la destruction de nombreux lieux de culte, même si des botanistes se sont alarmé dès les années 1930 devant la disparition de ces « sanctuaires de la nature ».

(Photo : Bocio, coll Arbogast)

Crédits photo : Pascal Beck

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