MENU

Jardin

JARDIN DU MUSÉE VODOU

JARDIN DU MUSÉE VODOU

JARDIN DU MUSÉE VODOU

Un jardin des plantes vodou…

« Les plantes sont les enfants du ciel. » Roberto Pazzi.

Le jardin du Château Vodou trouve son sens dans l’expression même des rites aux vodou fon, gun, éwé et aux orishas yoruba. Les plantes dans leur entier, feuilles, tiges, racines, bois et écorces apportent leurs forces vitales, l’àsè, qui leur confère le pouvoir de régler les problèmes des êtres humains et de les guérir. Elles sont l’émanation du grand Vodou des origines qui leur a transmis une âme : « l’ama ».

« Dans chaque verset, le verbe agissant est bien une des syllabes du nom de la plante ou de l’objet correspondant. » Pierre Fatumbi Verger.

Mais ces pouvoirs mystérieux ne sauraient être interprétés et réveillés sans le grand savoir des Bokono, protecteurs de la vie, devins omniprésents, sages omniscients, qui connaissent le secret des signes de Fa et des incantations. C’est donc par les mots, par la musique de la parole, par l’intonation répétée, variée et rigoureuse que le devin allumera l’étincelle du pouvoir des plantes. Keke ekeji vient prendre le mal de mon corps…

« Kò sí ewé kò sí orìsà » ; « Sans feuilles, pas d’orisha », Proverbe yoruba.

Chaque plante sera associée à un ou des vodou déterminés par la divination. Ainsi on associera par exemple Mawu, Lisa, Dan Gbaadu, Hébioso, sakpata à Odundun (y) ou afama (f), les feuilles de Fa : Kalanchoë crenata. De même, Na Kinessi, Gbaadu, Tohossu, lisa, et les ibeji s’associeront à akoko (y), desressigué (f), l’hysope africaine : Newbouldia laevis.

Tout est lié…

Nous avons choisi de montrer quelques dizaines d’exemplaires de ces plantes, si fondamentales à l’expression de la religion vodou. Ce n’est pas un hasard si les plantes vous accueillent dés votre arrivée au musée… Certaines sont à l’origine de l’étymologie des mots. Par exemple le mot Bocio composé des termes Bo et Cio. Bo, le charme, provient de « Boti », le Ficus exasperata, l’arbre des charmes, dont l’écorce servait à fabriquer les cordelettes « Boka » qui lient, scellent la parole dans l’objet, capturant ainsi la force et le souffle vital qui garantiront de résoudre les problèmes posés selon les prescriptions de Fa, et consacreront un sens aux fétiches, ces réceptacles de la puissance des dieux, car oui, en effet tout est lié…

Visite libre avec le billet d’entrée au Château.